Hans Peter Rusch (1906-1977)

Hans Peter Rush Médecin autrichien, Hans Peter Rusch a pratiqué la gynécologie à partir de 1932 dans un hôpital universitaire. Il développe une approche holistique de l’agriculture qui marquera les mouvements biologiques français. Son ouvrage, La fécondité du sol, sera traduit en 1968 par Claude Aubert, secrétaire national de Nature & Progrès. Pour Rusch, il existerait une « loi de la conservation de la substance vivante », selon laquelle la substance vivante circulerait en un cycle – sous forme saine ou malade – entre le sol, les plantes, les animaux et les hommes, sans jamais se décomposer réellement. D’où la nécessité du recyclage de la matière organique et le rejet des engrais de synthèse.

En 1952, il écrit un article dans le Paysan suisse contre les engrais de synthèse. C’est alors que les Suisses Hans Müller, botaniste et responsable d’un mouvement agrarien ayant sympathisé avec les nazis avant la guerre, et son épouse Maria, initiée aux thèses de Steiner et Howard, prennent contact avec Rusch. A partir de là, Hans Peter Rusch collabore avec le couple Müller, qui avait développé entre 1940 et 1950 l’agriculture organobiologique dans le jardin de l’école d’agriculture de Möschberg. Müller et Rusch mettent au point une méthode bactériologique d’étude du sol. Pendant plusieurs années, ils commercialisent auprès des agriculteurs leurs examens de laboratoire, appelés « Test Rusch », qui ont pour objectif d’évaluer et de suivre la fertilité des sols des fermes.

Par ailleurs, Hans Peter Rusch donne régulièrement des conférences au Centre pour l’agriculture biologique de Möschberg, et participe aux visites et consultations des fermes biologiques organisées. Sa théorie ne se fondant sur aucune réalité scientifique, elle finit dans les oubliettes dans les années 70.