Rudolf Steiner (1861-1925)

Rudolf Steiner D’abord membre de la Société théosophique de Madame Blavatsky, le penseur autrichien Rudolf Steiner fonde l’anthroposophie en 1913. Mêlée de christianisme et d’orientalisme, l’anthroposophie constitue une vision du monde ésotérique. L’anthroposophie considère aussi que deux forces opposées sont présentes en permanence dans l’homme : Lucifer, « la puissance qui excite (…) toutes les exaltations, tous les faux mysticismes, l’orgueil qui pousse l’homme à s’élever au-dessus de lui-même », et Ahriman (autrement dit Satan), « qui entraîne l’homme aux superstitions matérialistes ». En 1924, Rudolf Steiner donne une série de conférences destinées aux agriculteurs, où il exposera ses vues sur de nouvelles pratiques agricoles dont les principes formeront la base de l’agriculture biodynamique. Fondamentalement, il est convaincu que l’alimentation naturelle possède des vertus en raison des « forces cosmiques » qui l’imprègnent. Il ne s’agit pas seulement de l’influence de la Lune, mais aussi des planètes du système solaire. Ainsi, il considère que dans la couleur de la fleur, on trouve « non seulement l’énergie cosmique du soleil mais aussi le soutien que reçoivent les forces cosmiques du soleil par l’intermédiaire des planètes lointaines, Mars, Jupiter, Saturne » et dans une pomme, « c’est effectivement Jupiter que vous mangez, dans une prune, c’est Saturne ». Il décrit différents types de préparations, comme la « bouse de corne », confectionnée à base de bouse de vache introduite dans une corne puis enterrée durant la période hivernale. Ou encore des procédés de type homéopathique, en prenant par exemple la peau d’un mulot et la brûlant au moment où Vénus est devant la constellation du Scorpion, avant de répandre ensuite les cendres sur les champs pour écarter les mulots.